La Ville fête ses 100 ans! C’est l’occasion de célébrer! En 100 ans, les Kapuskois et les Kapuskoises ont fondé des dizaines d’organisations et ont connu de grands moments de joie. Vous souvenez-vous des parties de balle et des tournois de hockey, de la visite royale de 1951, des festivals rassembleurs? Cet anniversaire nous rappelle la richesse de notre histoire locale.

Avant l'usine

Bien avant que la Ville soit incorporée, les Cris et les Ojibwés connaissent bien la rivière Kapuskasing. Y dressaient-ils des camps? C’est une possibilité. Ils avaient nommé les chutes et les portages et ont guidé les colonisateurs qui voulaient exploiter les richesses du Nord, comme celles du territoire visé par le Traité no 9. C’est ainsi qu’apparaît le chemin de fer. Pendant la Première Guerre mondiale, le train transporte des centaines de ressortissants ennemis et des prisonniers de guerre. Ils défrichent la ferme du Dominion et les terres qu’occupent des vétérans canadiens, venus établir une colonie. Tout ce monde — ou presque — quitte Kapuskasing à la fin de la guerre. En même temps, Kimberly Clark achète une «limite de bois», construit une usine et un barrage sur la rivière.

Années 1920 : la Ville modèle naît 

C’est lorsque Kimberly Clark décide de construire une usine que naît la «Ville modèle du Nord». Le gouvernement provincial veut une ville belle, qui ne dépendra pas d’une usine. Il signe une entente avec Spruce Falls et prépare un plan. En 1924, quelques commerces apparaissent dans le Cercle et de premières églises s’élèvent. L’entrée en scène du New York Times accélère le développement : il faudra un plus grand moulin, un plus gros barrage, plus de maisons! Malgré l’entente avec la Province, Spruce Falls achète presque tous les lots et ses employés deviennent ses locataires. À la fin des années 20, la silhouette de la ville prend forme : Spruce Falls a construit les résidences des surintendants, Kapuskasing Inn, le club communautaire et l’hôpital Sensenbrenner. Elle aménage le beau parc qui fait la fierté de la ville.

Années 1930 : Kapuskasing s’occupe

Le gymnase du club communautaire est populaire et la ligue de hockey attire les foules. Spruce Falls ajoute des courts de tennis au parc Riverside et construit un premier aréna couvert, avec une patinoire et deux pistes de curling, devant l’usine. Aussi, on défriche le terrain de golf. Kapuskasing est une ville active! Mais la Grande Dépression économique frappe. Un mégaprogramme fédéral de construction donne à Kapuskasing son aéroport et son bureau de poste. Les syndicats fondent le Conseil du travail pour assurer une bonne vie pour les citoyens. La Deuxième Guerre mondiale confirme la relance. L’aéroport devient une base de l’Aviation royale du Canada; General Motors teste des véhicules militaires et l’armée américaine installe des radars à Kapuskasing.

Années 1940 : Kapuskasing grandit

L’économie roule, maintenant! Spruce Falls lance son programme de plantation d’épinettes et commence à produire du papier d’hygiène personnelle. Des citoyens fondent une Credit Union et une Caisse populaire. En 1942, Kapuskasing compte neuf hôtels, sept épiceries, cinq salles de billard et quatre magasins de vêtements. De 1944 à 1947, Spruce Falls bâtit 120 maisons au nord de la rue Devonshire jusqu’au ruisseau. Le plan d’aménagement urbain d’origine est complet! L’Oncle Spruce participe à la construction du terrain de baseball Eastview et de la première piscine extérieure.

Années 1950 : Kapuskasing s’étend

En 1951, Kapuskasing compte plus de 4600 résidants. La ville veut grandir! Le quartier Northfield apparaît et le développement se poursuit vers l’est, jusqu’au quartier Eastview. Près de 450 nouveaux lots sont aménagés. Dans ces quartiers, on construit des écoles et des églises : l’église baptiste, St. Patrick, l’église presbytérienne et les nouvelles écoles St. Patrick et Eastview. On ouvre aussi les églises Notre-Dame-de-la-Paix et Notre-Dame-des-Victoires et les écoles Jacques-Cartier et Jeanne-Mance. Celles-ci sont situées dans Brunetville et Val Albert, des quartiers qui sont à l’extérieur des limites de la Ville. La possibilité d’une fusion municipale fait parler.

Années 1960 : Kapuskasing la belle

Bienvenue dans les Sixties! Au plan commercial, ça boume. Le Cercle est beau, avec sa nouvelle fontaine! La Chambre de commerce et le Nadeau Mall apparaissent et Kapuskasing a de nouveaux médias locaux : le Northern Times et CKAP. Kapuskasing subit toutes sortes de transformations. La ville s’étend vers le nord, avec les quartiers Glenwood et River Heights. Brunetville, Val Albert et West Riverside sont fusionnés. Une résidence pour aînés, le Manoir North, est construite. Le terrain de balle Eastview devient un grand complexe sportif avec des terrains de football et de lacrosse, des courts de tennis et de volleyball. La plage du lac Clair s’impose comme un important lieu de rencontre l’été. Aussi, Spruce Falls commence à recentrer ses activités. L’Oncle Spruce cède la gestion de l’hôpital Sensenbrenner au gouvernement de l’Ontario, le club communautaire à la Ville et vend Kapuskasing Inn.

Années 1970 : Kapuskasing s’amuse

On passe en mode loisirs! Des bénévoles fondent grand nombre d’organisations, comme les Sno-Rovers, le Centre de l’âge d’or, le Centre de loisirs, le Festival de musique, le musée Ron-Morel, le chœur La Borée et les Kap Jubilee Singers, le club de ski. La Ville construit un tout nouveau Palais des Sports, sur le chemin Brunelle Nord. En 1971, l’école secondaire Cité des jeunes ouvre ses portes. C’est une étape importante : avant, pour faire des études secondaires, les élèves devaient aller à l’école anglaise (où l’on offrait quelques cours en français) ou dans un établissement privé comme l’Académie d’Youville. À ce moment-là, Kapuskasing compte plus de deux mille élèves au secondaire.

Années 1980 : les années Jewell

L’usine a 60 ans déjà. Les procédés de production de papier journal ont changé! Spruce Falls ferme certaines machines et en installe d’autres pour produire du papier à partir de journaux recyclés. La ville aussi subit des changements. Kapuskasing devient officiellement bilingue. Le nouvel hôpital Sensenbrenner ouvre ses portes, prêt à mieux répondre aux besoins à long terme de la communauté; l’ancien hôpital est transformé en appartements pour les aînés, nos pionniers. Beaucoup d’organismes d’entraide voient le jour, comme les services d’aide à l’enfance, de toxicomanie et de counselling et de soutien à la vie autonome. On assiste aussi à la fondation de l’Indian Friendship Centre.

Années 1990 : Kapuskasing se prend en main

Après 70 ans d’activité, Kimberly Clark annonce qu’elle veut vendre l’usine Spruce Falls Power and Paper. Ça suscite de très vives réactions! Après les rassemblements et les manifestations, les employés, les résidents de Kapuskasing et Tembec rachètent le complexe industriel et préparent un plan de modernisation. Ils mettent fin à la drave en 1994. Ça fait des heureux : les pêcheurs peuvent maintenant utiliser la rivière! La francophonie est dynamique dans les années 1990. CKGN et L’horizon/Weekender sont fondés; le Collège Boréal et l’Université de Hearst ouvrent des campus à Kapuskasing. D’autres idées naissent : un festival de la Saint-Jean et un centre de santé.

Années 2000 : Kapuskasing, une ville fière

Le millénaire commence sur une bonne note, au point de vue des emplois : l’industrie minière s’installe à Kapuskasing. Agrium y exploite la seule mine de phosphate au Canada. Aussi, on inaugure un tout nouveau complexe sportif : l’aréna de la rue Brunelle est agrandi. Les festivals du patrimoine des bûcherons et de la Saint-Jean deviennent les grands rendez-vous de l’été. Différentes initiatives valorisent le patrimoine local, comme les œuvres d’art public signées Normand Fortin et la croisière sur la rivière. Mais Kap perd un monument : Kapuskasing Inn. La ville perd aussi ses jeunes. Les recensements révèlent un fort déclin de la population. La Ville — et tout le Nord — cherche des solutions. 

Années 2010 : Kapuskasing se repense

Au départ, Kapuskasing ne devait pas être une ville de compagnie. À l’approche de son 100e anniversaire, on multiplie des efforts pour diversifier et stabiliser l’économie locale, d’autant plus que la minière se retire en 2013 et que le gouvernement fédéral annonce la fermeture de sa ferme de recherche. La Ville de Kapuskasing, par sa société de développement économique, rachète la propriété presque centenaire pour assurer la relance de l’institution locale. On souhaite aussi freiner l’exode des jeunes, qui quittent la ville pour poursuivre leurs études, entamer leur carrière et fonder une famille.

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